h1

LE TRAVAIL ESCLAVE

31 janvier 2009

 

C était le thème d une conférence (exclusivement en portugais – heureusement, il y avait pas mal de documents écrits) sur une réalité, encore bien présente au Brésil.

Qu’est ce que le travail esclave (le mot semble être préféré à esclavage) ? Sa définition repose sur l article 29 de la convention de l OIT et sur le code pénal brésilien. C est un travail qui est a la fois dégradant et force.

 

Qui sont les principales victimes ?

 

Il sévit principalement en milieu rural. Les esclaves, appelés peões de trecho ( c est le même mot que pompes dans l Amérique latine de langue espagnole) sont essentiellement des hommes, ayant généralement entre 25 et 40 ans et, surtout, très peu instruits voire analphabètes

 esclavage-2leger

Comment devient-on esclave au Brésil ?

 

Généralement, il n y a pas de coercition ; la misère pousse les futures victimes à accepter les propositions d un rabatteur ( un “gato”, c est à dire un chat) qui leur promettent ; sur place, c est la privation de liberté et un travail épuisant dans des conditions de vie et de travail indignes. En réalité, le propriétaire prétend que le travailleur esclave a des dettes à son égard ce qui justifie tout.

 

Combien d esclaves au Brésil ?

 

 Il ne peut s agir que d estimations du fait de la nature clandestine de cet esclavage.Elles varient de 25 à 50 000 encore aujourd’hui. Cependant, il y a déjà eu plus de 30 000 esclaves libères depuis la création d un corps spécifique de police en 1995.Rien qu en 2007 et 2008 il y en a eu au total plus de 11 000 ont recouvré la liberté.

 

Dans quelles régions ?

 

 Principalement dans les régions pionnières et isolées.L État de Para où se trouve Belem est l un des 2 États les plus touches avec Goias (dans les plateaux du centre).Le secteur sucrier, en plein développement avec le plan alcool, vient nettement en tête (les animateurs de la campagne pensent naïvement aux si les pays étrangers connaissaient la situation, ils n achèteraient plus au Brésil) Ensuite vient l élevage.

 

Quelles actions ?

 

Outre l information et la création d un corps spécial de répression, les animateurs militent pour une solution radicale : la confiscation des terres des propriétaires des esclavagistes. Outre le fait au qu il ne sera pas facile de trouver une majorité au Parlement, elle  serait difficile  à appliquer étant donne l impunité dont bénéficient encore les fazendeiros de la part de la justice. La lutte des classes est une dure réalité dans les zones rurales. 

Gérard FRETELLIERE

 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Twitter picture

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.